Category Archives: cynicism

Hulot’s high-sounding bilge

In the French legacy media, Dalrymple comes across an item titled Les 100 principes de Nicolas Hulot pour un nouveau monde by a man who was until recently ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire. (‘By their job titles shall ye know them,’ the doctor-writer remarks.)

Dalrymple notes

the banality of mind, or the cynicism, of a person who could have written and published such a manifesto,

and the lack of judgment of the Paris newspaper the Monde in publishing it.

Each principle is

a cliché, a truism, or a banal falsehood, expressed with a self-satisfaction that would have made Mr Pecksniff seem like a self-doubter.

Seth Pecksniff: ‘Let us be moral. Let us contemplate existence.’

The principles take up almost two pages under the rubric of Ideas, but

they are to ideas what stale cheese sandwiches are to haute cuisine.

Dalrymple feels pity, but also experiences nausea:

  • pity because if the thoughts corresponded to anything running through their author’s mind more than fleetingly, it must be agonising to be him;
  • nausea because of the saccharine nature of most of the sentiments expressed, which make those of Hallmark cards seem acerbic.

And hiding in the great mound of baloney are

quite nasty sentiments that would, if taken seriously, lead to a totalitarian society. Inside every sentimentalist is a despot trying to get out. Hulot’s principles illustrate the proximity of sentimentality to the potential of great brutality: for it would probably require a civil war for some of his principles to be put into practice.

Here are the principles:

Le temps est venu, ensemble, de poser les premières pierres d’un nouveau monde.

Le temps est venu de transcender la peur en espoir.

Le temps est venu pour une nouvelle façon de penser.

Le temps est venu de la lucidité.

Le temps est venu de dresser un horizon commun.

Le temps est venu de ne plus sacrifier le futur au présent.

Le temps est venu de résister à la fatalité.

Le temps est venu de ne plus laisser l’avenir décider à notre place.

Le temps est venu de ne plus se mentir.

Le temps est venu de réanimer notre humanité.

Le temps est venu de la résilience.

hangeLe temps est venu de prendre soin et de réparer la planète.

Le temps est venu de traiter les racines des crises.

Le temps est venu d’appréhender l’ensemble des crises écologiques, climatiques, sociales, économiques et sanitaires comme une seule et même crise: une crise de l’excès.

Le temps est venu d’entendre la jeunesse et d’apprendre des anciens.

Le temps est venu d’entendre la jeunesse et d’apprendre des anciens.

Le temps est venu de créer du lien.

Le temps est venu de miser sur l’entraide.

Le temps est venu d’applaudir la vie.

Le temps est venu d’honorer la beauté du monde.

Le temps est venu de se rappeler que la vie ne tient qu’à un fil. 

Le temps est venu de nous réconcilier avec la nature.

Le temps est venu de respecter la diversité et l’intégrité du vivant.

Le temps est venu de laisser de l’espace au monde sauvage.

Le temps est venu de traiter les animaux en respectant leurs intérêts propres.

Le temps est venu de reconnaître l’humanité plurielle.

Le temps est venu de lier notre je au nous.

Le temps est venu d’écouter les peuples premiers.

Le temps est venu de cultiver la différence.

Le temps est venu d’acter notre communauté de destin avec la famille humaine et tous les êtres vivants. 

Le temps est venu de reconnaître notre vulnérabilité.

Le temps et venu d’apprendre de nos erreurs.

Le temps est venu de l’inventaire de nos faiblesses et de nos vertus. 

Le temps est venu de nous concilier avec les limites planétaires.

Le temps est venu de changer de paradigme. 

Le temps est venu d’opérer la mue d’un système périmé.

Le temps est venu de redéfinir les fins et les moyens.

Le temps est venu de redonner du sens au progrès.

Le temps est venu de l’indulgence et de l’exigence. 

Le temps est venu de s’émanciper des dogmes.

Le temps est venu de l’intelligence collective. 

Le temps est venu d’une mondialisation qui partage, qui coopère et qui donne aux plus faibles.

Le temps est venu de préférer le juste échange au libre-échange.

Le temps est venu de préférer le juste échange au libre-échange.

Le temps est venu de globaliser ce qui est vertueux et de dé globaliser ce qui est néfaste.

Le temps est venu de définir, préserver et protéger les biens communs. 

Le temps est venu de la solidarité universelle.

Le temps est venu de la transparence et de la responsabilité.

Le temps est venu d‘une économie qui préserve et redistribue à chacun.

Le temps est venu de mettre un terme à la dérégulation à la spéculation et à l’évasion fiscale.

Le temps est venu d’effacer la dette des pays pauvres.

Le temps est venu de s’émanciper des politiques partisanes. 

Le temps est venu de s’extraire des idéologies stériles.

Le temps est venu des démocraties inclusives.

Le temps est venu de s’inspirer des citoyens.

Le temps est venu d’appliquer le principe de précaution.

Le temps est venu de graver dans le droit les principes d’une politique écologique, sociale et civilisationnelle. 

Le temps est venu de faire mentir le déterminisme social.

Le temps est venu de combler les inégalités de destin.

Le temps est venu de l’égalité absolue entre les femmes et les hommes.

Le temps est venu de tendre la main aux humbles et aux invisibles.

Le temps est venu d’exprimer plus qu’une juste gratitude à celles et ceux, souvent étrangers, qui dans nos pays hier et aujourd’hui exécutent des tâches ingrates. 

Le temps est venu de valoriser prioritairement les métiers qui permettent la vie.

Le temps est venu du travail qui épanouit.

Le temps est venu de l’avènement de l’économie sociale et solidaire.

Le temps est venu de l’avènement de l’économie sociale et solidaire.

Le temps est venu d’exonérer les services publics de la loi du rendement.

Le temps est venu de relocaliser des pans entiers de l’économie.

Le temps est venu de la cohérence et de réorienter nos activités et nos investissements vers l’utile et non le nuisible.

Le temps est venu d’éduquer nos enfants à l’être, au civisme, au vivre ensemble et de leur apprendre à habiter la terre.

Le temps est venu de nous fixer des limites dans ce qui blesse et aucune dans ce qui soigne.

Le temps est venu de la sobriété.

Le temps est venu d’apprendre à vivre plus simplement.

Le temps est venu de nous réapproprier le bonheur.

Le temps est venu de nous libérer de nos addictions consuméristes.

Le temps est venu de ralentir.

Le temps est venu de voyager près de chez nous.

Le temps est venu de nous défaire de nos conditionnements mentaux individuels et collectifs.

Le temps est venu de nous fixer des limites dans ce qui blesse et aucune dans ce qui soigne.

Le temps est venu de faire naître des désirs simples.

Le temps est venu de distinguer l’essentiel du superflu. 

Le temps est venu d’arbitrer dans les possibles.

Le temps est venu de renoncer à ce qui compromet l’avenir. 

Le temps est venu de la créativité et de l’impact positif.

Le temps est venu de lier notre je au nous.

Le temps est venu de croire en l’autre.

Le temps est venu de revisiter nos préjugés. 

Le temps est venu du discernement.

Le temps est devenu d’admettre la complexité.

Le temps est venu de synchroniser science et conscience.

Le temps est venu de l’unité.

Le temps est venu de l’humilité.

Le temps est venu de la bienveillance.

Le temps est venu de traiter les animaux en respectant leurs intérêts propres.

Le temps est venu de l’empathie.

Le temps est venu de la dignité pour tous.

Le temps est venu de déclarer que le racisme est la pire des pollutions mentales. 

Le temps est venu de la modestie et de l’audace.

Le temps est venu de combler le vide entre nos mots et nos actes et d’agir en grand.

Le temps est venu où chacun doit faire sa part et être l’artisan du monde de demain.

Le temps est venu de l’engagement. 

Le temps est venu de croire qu’un autre monde est possible.

Le temps est venu d’un élan effréné pour ouvrir de nouvelles voies.

Le temps est venu sur cette matrice de choisir, encourager et accompagner nos dirigeants ou représentants.

Le temps est venu pour chacun de faire vivre ce manifeste.

Le temps est venu de créer un lobby des consciences.

 

The West is soaked in academic drivel

The fatuous ideology of diversity

People in the West live, writes Dalrymple,

in a totalitarian condition in which they are afraid to say some things and—what is worse—are required to say others. They are obliged to deny what they believe and assent to what they do not believe. There is no better way to destroy the personality. People become cynical, time-serving, increasingly self-absorbed. Their impotence breeds apathy. Once they start to utter things for the sake of their careers or their peace and quiet that they do not believe, they lose self-respect and probity and thus their standing to resist anything. People without probity are easy to control and manipulate; the purpose of political correctness is not to enunciate truth but to exercise power.

The threat comes not from government

but from the universities and the semi-intellectuals that they turn out. The governments of once-liberal democracies lamely follow the fashions and obsessions that emerge from universities, and few politicians have the courage or stamina to resist. To do so would require a willingness to present an intellectual case against them, not once but repeatedly, as well as a rhinoceros hide to be unaffected by the opprobrium and insult to which they would be subjected (insult these days being the highest form of argument). We do not live in times propitious to patient argumentation by politicians about matters of principle. What cannot be said in three words will not be heard, so that surrender is the default setting.

A dictatorship of virtue

Dalrymple notes that even applying for a job, particularly in US universities,

is a kind of Calvary for the person who does not share modern academic-bureaucratic obsession with race and sexual proclivities. The applicant must fill in forms about his attitude towards diversity—there being no permissible diversity in attitudes towards diversity.

Many universities demand a personal ‘diversity statement’ from the applicant. It requires of the successful candidate a full commitment to modern orthodoxies.

To admit that all you want to do is study the life and times of, say, William the Silent, the Khedive Ismail or José Gaspar Rodríguez de Francia, and convey your enthusiasm for this subject to others, would be fatal to your chances. You must want, in the cant phrase of our times, to make a difference. You must bring your straw to the fires of resentment, so that the diversity bureaucracy will never extinguish them and never be out of a job.

Prolefeed proves hard to swallow

The Dominion, Southall, Middlesex. 1935

The Dominion, Southall, Middlesex. Erected 1935

His brother drags Dalrymple to see

one of those technically sophisticated but childish films that are often commercially very successful.

Emerging from the cinema afterwards, the pair converse.

DALRYMPLE FRÈRE: What did you think?

DALRYMPLE: Rubbish.

DALRYMPLE FRÈRE: But it was well made.

DALRYMPLE: Well-made rubbish is still rubbish. The fact that it was well made makes it worse, not better. The deliberate production of intellectual, moral, and artistic dross is a malign form of cynicism.

DALRYMPLE FRÈRE: Oh.

The British Zeitgeist

Screen Shot 2016-08-15 at 08.56.56It is one, writes Dalrymple, of

sentimental moralising combined with the utmost cynicism, where the government’s pretended concern for the public welfare coexists with the most elementary dereliction. There is an absence of any kind of idealism that is a necessary precondition of probity, so that bad faith prevails almost everywhere.

The British State

sees itself as an engineer of souls, concerning itself with what people think, feel, and say—as well as with trying to change their freely chosen habits—rather than with performing its inescapable duty: that of preserving the peace and ensuring that citizens may go about their lawful business in confidence and safety. It is more concerned that young men should not smoke cigarettes in prison or make silly jokes to policemen than that they should not attack and permanently maim their elders and betters.

One definition of decadence, he writes, is

the concentration on the gratifyingly imaginary to the disregard of the disconcertingly real.

No one who knows Britain, says Dalrymple, could doubt that it has very serious problems.

  • Its public services—which consume a vast proportion of the national wealth—are not only inefficient but beyond amelioration by the expenditure of yet more money
  • Its population is abysmally educated, to the extent that that there is not even a well-educated élite
  • An often criminally minded population has been indoctrinated with shallow and gimcrack notions—for example, about social justice—that render it unfit to compete in an increasingly competitive world

Dalrymple warns that such

unpleasant realities cannot be indefinitely disguised.

Payment of my mortgage requires my silence

Screen Shot 2015-06-09 at 08.11.26Integrity, writes Dalrymple,

is a fragile thing, and most people have only a limited reserve of it. They are usually more concerned for their private welfare than the public good. (I mean this as no criticism. It seems to me to be an ineluctable fact about being human.) So when intellectual, moral and financial corruption grows, they will not resist it to the bitter end. Rather they will join in – most with a heavy heart, some joyfully — and keep their traps shut.

But

the knowledge that they have sold their souls means that they live the rest of their lives in fear and self-loathing.

And the deep-seated cynicism

is inimical to real work and progress. Ersatz work comes to replace work: the production of signs, for example, saying ‘Allow us to help you’ when there is no intention of helping anyone. The cynicism corrodes the public servant and the public alike: everyone treats everything as a source of plunder and personal advancement.

Take the police. They are

adept at producing pleasing figures. They are very good at changing the category of crime into which a reported incident falls. Just as universities have an interest in inflating marks, thanks to government targets, so the police have an interest in deflating the seriousness of the crimes reported to them.

The job of chief constable, for instance,

is not that of a policeman any longer, but that of public relations officer and political toady. This is not because they are by nature wicked men, but because of the nature of modern administration, in which reality is less real, or at least less important, than the presentation of reality.

Parliament of petty profiteers

Screen Shot 2014-04-27 at 12.25.36Again and again, writes Dalrymple, Britain’s political class

is revealed as ­fin­ancially ­unscrupulous and grasping, not missing the slightest opportunity to enrich itself at public expense, leading the electorate to the conclusion it is out exclusively for ­itself and cares not at all for the good of the country.

The danger is that

cynicism about the political system will­ result either in complete apathy and retreat into private life or support for some kind of authoritarianism.

The British parliament again and again

protects the financial interests of its members, acts as judge and jury of its own probity and administers slaps over the wrist for sharp practices, morally dubious or discreditable even where not outright illegal.

Cynicism and sophistication confused

Screen Shot 2016-06-15 at 09.03.23Dalrymple writes of what he calls ‘a perpetual temptation for the young‘. He looks back at his own youth:

It was all too easy to make universal egoism true by definition. All you had to do was take any apparently altruistic act and claim that it was performed really to win applause or to avoid the discomfort of guilt. The liberating consequences of this doctrine were evident: If all actions whatsoever were egoistic, then they were all equal and it did not matter what we did.